Explosions in the sky

04 juillet 2011

Les rongeurs

Des tours et des détours pour s'apercevoir que finalement on en est toujours au même point. L'homme n'est pas plus malin que le hamster, il est est toujours en proie aux mêmes fantômes. Je retourne courir dans ma roue...

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14 juin 2010

L'impasse

Là. Ici. Ailleurs.

J'irai où mes pas me porteront, confiante, comme je l'ai toujours fait. Soucieuse du bien des autres avant le mien. Ce n'est peut-être pas un bon choix mais c'est le mien. Je m'efforcerai de l'avoir toujours en tête. Afin d'éviter le vieillissement prématuré de mes quelques neurones survivants.

JE-NE-DEVIENDRAI-PAS-AIGRIE

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04 août 2009

J'accuse

Hier, cours sur l'interculturalité.
But du séminaire: préparer de futurs professeurs à enseigner le français à des étrangers.
Principe de base: Apprendre une langue, c'est aussi en apprendre la culture.
Donc, le prof nous enjoint à commencer une séance par un débat sur les tabous pour nous montrer la diveristé des points de vue. Questions-bateaux: Pour ou contre l'euthanasie; un médecin peut-il refuser de pratiquer un avortement ?; les drogues douces doivent-elles être légalisée et enfin le très attendu "pour ou contre le mariage homosexuel ?".
Les réponses ne tardent pas à fuser. Rappelons-le la moitié de la classe sont des étudiants étrangers venus de tous pays du monde.
Il fallait s'y attendre quelqu'un sort: "les homosexuels sont des malades mentaux. Il faut les mettre en dehors de la société car ils n'ont pas de comportement normal. Il faut donc les enfermer et les soigner".
Et paf.
Je suis décomposée, pas moyen de réagir. On a beau s'y attendre, difficile à digérer. Surtout que le prof est dépassé par la situation et se révèle incapable de gérer le débat et de le conclure.
Après la colère et le dépit, j'ai pris le temps de la réflexion et je n'ai pu m'empêcher d'envoyer un mail à ce prof pour finalement exprimer mon avis. Je vous le soumets parce que...euh...j'en suis contente et que cette question est loin d'être réglée et j'aimerais que le débat continue.

Bonjour,

(...)

Les propos qui ont été tenus dans cette classe étaient trop catégoriques
et insultants pour toute personne qui pourrait se sentir concernée par une
telle discussion, c'est normal me direz-vous: nous avons assisté à un
débat donc tous les avis peuvent être soumis - nuancés toutefois. Les
termes de "malades mentaux" et de "personnes à enfermer et à soigner" ne
me semblent pas être appropriés, surtout qu'ils ont été mentionnés sans
justification et sans preuve ni religieuse, ni médicale. Que quelqu'un
puisse penser ces aberrations, je le conçois. Et ici, je sais que je fais
un jugement de valeur en usant de tels termes. Le travail d'information
est encore immense. Savoir qu'être homosexuel n'est ni un choix ni une
maladie mettra sans doute énormément de temps à entrer dans les moeurs et
surtout dans l'esprit des gens les plus obtus à l'amour, sous quelque
forme qu'il soit.

Qu'on avance de telles opinions sans nuance et sans réelle argumentation
ne peut être jugé acceptable pour un futur pédagogue. Et je ne parle pas
de différence de culture, car je comprends que cette manière de vivre sa
sexualité soit mal perçue par certains, mais je crois qu'où qu'on soit sur
cette Terre, participer à une conversation implique premièrement que l'on
sache à qui l'on s'adresse et deuxièmement que l'on prenne en compte les
sensibilités de chacun. Il n'en a été aucun cas aujourd'hui. Non parce que
je n'ai pu m'empêcher de me sentir visée personnellement par de telles
allégations mais surtout parce que le débat ne s'est pas réellement
épanoui et qu'il n'a pas été conclu de manière satisfaisante.

La question de la religion n'a pas été abordée par le participant mais
seulement plus tard lors de la discussion. Il ne s'agit donc nullement
d'un argument dogmatique mais d'un avis personnel qui aurait pu avoir sa
place dans le débat s'il avait trouvé un fondement quelconque, outre le
"c'est ce que je pense, donc ça a de la valeur". On ne peut tout pardonner
au nom d'une culture ou d'une identité, parce qu'elle est différente de la
nôtre. Notre appartenance première est l'Humanité. Etre humain, c'est
chercher avant tout à comprendre l'autre en soi et en groupe,
c'est-à-dire, si on se réfère à l'étymologie, à saisir ce qui est chez
l'Autre. C'est un exercice difficile, j'en conviens. Pourtant, je l'ai
fait. Je conçois que l'on pense ainsi quand on manque d'informations ou
que l'on croit en une transcendance et en un Livre, quel que soit son nom,
qui passe avant l'humain et qui donc régit les lois humaines.
Cependant, nous vivons également dans un monde où ma liberté s'arrête là
où commence celle des autres. Je ne pense pas atteindre la liberté de
quiconque en vivant ma sexualité avec une personne du même sexe qui
consent librement à cette relation. Devrait-on m'enfermer pour cela ?
J'irais même plus loin, devrait-on penser à m'isoler et à me soigner en
faisant ce choix, qui au final n'en est pas un ?

Ceci, il est vrai, est un argument purement occidental qui fait appel une
tradition tirée des Lumières et de ce fait, différente des traditions
orientales, par exemple. Le débat reste donc ouvert et je crois que celui
de ce matin aurait été enrichi par ces réflexions qui demandent du temps à
être conçues. Je regrette que l'on n'ait pas pris ce temps, ainsi que des
documents pouvant appuyer tel ou tel avis.

Je vous prie néanmoins de croire en mes sentiments les meilleurs et je
souhaite avoir été entendue aujourd'hui.

Vous pouvez user de cette lettre à votre guise, et même la réutiliser à un
cours prochain si vous le jugez utile.

 

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28 juillet 2009

Chienne de vie, tu disais ?

De mes pensées, j'en ferai des confettis que je réarrangerai en mosaïque. Parce qu'une mosaïque, c'est moche.

Éparpillée au creux de votre main
Je m'évanouis bientôt dans la nuit
pour occulter la clarté meutrière
de votre amour qui m'étouffe.


Le calme avant la torpeur
Je m'abreuve de vos errances
qui font de moi,
un être que je ne suis pas.

Et me délaisse de ce lest
qui n'a aucune raison d'être -
si ce n'est de me lier à
votre croupe, charmante.

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22 juillet 2009

La lettre, le mot sont-ils suffisants pour exprimer la chose. Je me débats depuis un certain temps déjà sur cette aporie.
Mes pensées sont obscurcies par mes sentiments: où le vrai du faux ? De quoi ai-je réellement envie ? Cette question est primordiale et pourtant je ne sais y répondre. Donc posons la question à l'envers: de quoi n'ai-je pas envie ? J'ai souvent procédé de cette manière, mais les solutions n'en deviennent que des choix "par défaut". Je ne désire pas vraiment, si ce n'est de l'émotion.

Je joue à vous, à toi, à moi
Ombre de toi-même, tu ploies
sous le poids d'une image
d'un amour qui n'est qu'un mirage.

Douce enfant, ne pleure pas ta solitude
Console-toi de ce fantasme
que tu construis par habitude.

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19 juillet 2009

Moi, je joue

Joue contre joue, à déjouer tous les jours vos tours et détours pour m'empêcher de vous aimer.

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15 juillet 2009

Je suis amoureuse d'une emmerdeuse

et capricieuse : "je ne suis pas capricieuse, je suis une princesse. J"ai donc droit à certains égards...". Hum, oui. Capricieuse donc.
et un petit peu fouineuse, et susceptible, et jalouse.
J'ai les mêmes défauts sauf que je les brime au maximum car ils sont destructeurs. Je me connais, si je me laissais aller, je deviendrais un monstre.

Mais je l'aime quand même, bordel.

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14 juillet 2009

Can you feel it

Verbaliser mes envies et exprimer mes émotions relèvent encore de l'exploit, j'y travaille toujours.
Ne pouvez-vous ressentir et traduire mon mutisme ? Ce serait plus simple.

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Alive and gone

Arrivée à  20 ans, je pensais naïvement que j'étais une adulte construite et que tout était déjà joué. L'adolescence finie, il n'y a plus rien à remettre en question: je sais qui je suis.
C'est sans compter le fait que la vie n'est justement pas aussi simple, et c'est là sa plus grande réussite. Maintenant, je me réjouis de savoir que j'avance encore aveuglément vers l'indéfini. Un indéfini qui pourtant laisse entrevoir certaines choses, en flou. Ce n'est qu'à la fin que je saurai exactement quel était le but du parcours.
Cependant, ce serait de nouveau user de raccourcis que d'affirmer que je n'ai aucune prise sur les événements à venir. Avec moi, m'accompagnent des valeurs auxquelles je ne veux pas démordre mais qui seront sans cesse éprouvées et remises en question mais qui sont ma seule boussole.
Et puis, j'ai des amis.

J'aime ce que je suis et j'avance avec enthousiasme, bravant les déconvenues et les aléas, somme toute sans intérêts (si ce n'est de les dépasser).


La preuve, j'ai beaucoup de chance - encore faut-il la provoquer et la reconnaitre :
- un appart en collocation avec une pote du Ciné-club, les autres membres habiteront dans le même immeuble, 3 étages plus haut. 4 amis à mes côtés, mais chacun chez soi. Le rêve.
- un job pour septembre, après remise de mémoire. Je vais devenir prof, eh oui...
- une copine capricieuse que j'aime.

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29 juin 2009

Retour de Barcelone

Retour à la vie réelle: mémoire mémoire mémoire.
Et crises d'angoisse nocturne.

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